d'autant que S. et moi, on ne s'était pas vu depuis un moment, à cause de je ne sais quelle connerie à son boulot dont il refuse de me parler, et parce que S. est le genre de type qui préfère régler ses problèmes un à un pour repartir sur de bonnes bases, alors que moi, pour ma part, je suis plutôt la fille qui va laisser les emmerdes lui monter jusqu'au cou.
Alors on s'est revu dans son appart' près de la cité des Sciences tout en haut d'un immeuble et on a mis du temps avant de se toucher, comme si on était bloqués par une pudeur à la con alors que merde, c'est pas qu'on s'est déjà envoyé en l'air dans tous les sens, mais quand même. Et il me parlait de son diffuseur de parfum qu'il avait acheté alors que j'en avais rien à foutre, même si ça sentait bon son machin à la con là, tout ce que je voulais c'était baiser, LE baiser. Du coup on a descendu deux ou trois bières et on a attaqué sa bouteille de vodka, et il nous a sorti un flacon de poppers pour nous éclater complètement le cerveau, et je me suis sentie partir en vrille, quelques secondes après je le suçais sans même avoir percuté qu'il avait sorti son sexe à l'air -il ne devait même pas porter de boxer sous son pantalon- et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire il me pénétrait violemment, et ça rentrait tout seul tellement j'étais excitée, et j'avais envie de lui dire de mettre une capote mais c'était trop bon comme ça, sa peau dans ma chair, alors je l'ai laissé faire. Je n'avais pas d'autre envie que celle de le voir profiter de mon corps comme si je n'étais rien qu'un jouet, et ça l'excitait, et je voyais ses jambes viriles arquées sur le parquet pour mieux me prendre, ses va-et-vient faisaient rentrer et sortir son sexe en moi entièrement, à une cadence telle que je n'en pouvais plus. J'avais à la fois envie de crier "arrête" et "ne t'arrête jamais".
Il a joui avant moi et son sperme me coulait entre les jambes -j'avais oublié que S. en produisait autant- et puis j'ai dit que j'avais mal à la tête, sans doute à cause du mélange alcool/poppers, et il m'a donné un peu de chocolat à la framboise.
Mais ça n'a rien changé.